La Biennale de l’Image en Mouvement fut fondée par André Iten en 1985 en tant que « Semaine Internationale de Vidéo». Il s’agit de l’une des plus anciennes manifestations de ce type en Europe. Depuis sa création, la Biennale de l’Image en Mouvement se veut une plateforme d’idées et d’art et arpente les territoires imprécis des images en mouvement tout en tentant de donner du sens à cet extraordinaire foisonnement d’images qui a progressivement envahi l’ensemble de la création contemporaine.
Au cours de ses 30 années d’existence, la BIM a rassemblé le meilleur de l’art vidéo et présenté des œuvres de Bill Viola, Gary Hill, Steina et Woody Vasulka, Robert Filliou, Chris Marker, Guy Debord, Vito Acconci, William Wegman, Bruce Nauman, Chantal Akerman, Rebecca Horn, Jean-Luc Godard, Andy Warhol, Philippe Garrel, Nam June Paik, Laurie Anderson, Artavazd Pelechian, Harun Farocki, Matt Mullican, Anri Sala ou les Straub/Huillet, parmi des dizaines d’autres.
En 2009, le Centre reçoit pour mission, en plus de sa programmation, d’assurer la relève de la Biennale de l’Image en Mouvement, créée et gérée par le Centre pour l’Image Contemporaine de 1985 à 2007. Le Centre d’Art Contemporain Genève devient alors l’une des rares institutions à travers le monde à organiser une exposition internationale d’art contemporain de grande échelle.
Le Centre d’Art Contemporain Genève a relancé en 2014 une version entièrement repensée de la Biennale, forte de son histoire, tournée vers le futur et engagée envers une jeune génération d’artistes. Composée d’un large éventail d’installations multimédias, de films et documentaires habituellement présentés en salles de cinéma, ainsi que des performances, la Biennale de l’Image en Mouvement est un hybride unique en son genre d’un festival de cinéma, d’une constellation d’expositions en solo et d’un lieu de recherche et d’expérimentation. Avec ce format, les artistes sont invités à repousser les limites des médias traditionnels. L’originalité de la nouvelle BIM réside dans le fait qu’elle est constituée exclusivement d’œuvres nouvelles dont le Centre est à la fois le commanditaire et le producteur.